France – Espagne au Mondial 2026 : la Roja écrase les Bleus et file en finale (0-2)
Dans un AT&T Stadium d’Arlington au Texas à guichets fermés, l’Espagne a éliminé la France (0-2) lors de la première demi-finale du Mondial 2026, disputée ce mardi 14 juillet. Un résultat sans appel qui met fin au rêve tricolore d’une troisième finale consécutive, au terme d’une leçon de football signée par une Roja dominatrice de bout en bout. Une marche seulement sépare désormais l’Espagne d’un deuxième sacre mondial après celui de 2010.
Une minute de silence avant le coup d’envoi
Avant le coup d’envoi, une minute de silence a été observée en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, une demande du maire Éric Ciotti portée par la Fédération française de football et acceptée par la FIFA. Un moment solennel qui a précédé un choc entre deux des plus grandes nations du football mondial, toutes deux invaincues depuis le début de la compétition.
Yamal provoque, Oyarzabal punit
Dès la 22e minute, Lamine Yamal a été accroché dans la surface par Lucas Digne, et l’arbitre salvadorien Iván Arcides Barton Cisneros a désigné le point de penalty. Mikel Oyarzabal a transformé l’occasion d’un tir croisé, prenant Mike Maignan à contre-pied. Un penalty qui a ouvert les hostilités dans le pire des moments pour les Bleus, complètement dominés par un pressing ibérique étouffant.
Saliba sort sur blessure, les Bleus à dix de leurs moyens
Le scénario s’est encore compliqué pour les Tricolores à la 29e minute, lorsque William Saliba, touché au dos et déjà diminué depuis le début du tournoi, s’est écroulé sans contact apparent, contraignant Didier Deschamps à le remplacer par Maxence Lacroix. Un coup dur psychologique et tactique qui a achevé de déstabiliser une équipe de France déjà en grande difficulté.
À la 37e minute, la France a été miraculeusement sauvée d’un deuxième but lorsque Fabián Ruiz a vu sa frappe contrée par Dayot Upamecano. Un sauvetage providentiel qui maintenait encore l’espoir côté français avant la pause.
Porro porte le coup de grâce en seconde période
Au retour des vestiaires, Didier Deschamps a tenté de relancer son équipe avec l’entrée de Manu Koné à la place de Rabiot dès la 46e minute. Les Bleus ont affiché de meilleures intentions, mais l’Espagne est restée dangereuse à chaque accélération.
Le tournant de la rencontre est intervenu à la 58e minute sur un mouvement collectif espagnol parfaitement exécuté. Après un une-deux avec Dani Olmo, Pedro Porro s’est infiltré dans la surface et a conclu d’une frappe puissante du droit pour faire le break. Un but qui a définitivement brisé les espoirs tricolores et confirmé la supériorité espagnole tout au long de cette rencontre.
La France pousse, Unai Simón veille
Doué, Cherki et Theo Hernandez sont entrés pour apporter un second souffle aux Bleus. La France a continué à se battre jusqu’au bout, mais s’est heurtée à une défense parfaitement organisée et à un Unai Simón irréprochable. Doué a notamment manqué une belle opportunité après une sortie de la tête du gardien espagnol, voyant sa tentative repoussée à la 81e minute.
La dernière de Deschamps, un adieu amer
Battue par l’Espagne (2-0), l’équipe de France n’ira pas en finale du Mondial et s’arrête en demi-finale. Les Bleus affronteront le perdant d’Angleterre-Argentine lors de la petite finale. Pour Didier Deschamps, qui avait annoncé que ce Mondial 2026 serait le dernier de son mandat à la tête des Bleus, c’est un épilogue douloureux mais face à une Espagne qui n’a laissé aucune chance à son adversaire.
L’Espagne attend désormais de connaître son adversaire en finale, qui sera l’Angleterre ou l’Argentine, opposées dans la seconde demi-finale. La Roja a rendez-vous avec l’histoire le 19 juillet au MetLife Stadium de New York.









